Soutien à LDMT

Soutien à LDMT

Pagina verificata Creato il 03 febbraio 2018 Contatti

LA PRÉMISSE FAUSSE (ou très hypothétique)

- 0
  • Je vous laisse réfléchir, aujourd'hui, au mode de fonctionnement habituel consistant à conditionner sans recul l'ouverture d'un raisonnement dit logique par la fin qu'on poursuit.
    Cette proposition initiale (ouverture d'une démonstration) qui, dans le contexte de tout échange (avec les autres, mais aussi avec soi), est davantage une affirmation arbitraire et considérée comme absolument objective qu'une "proposition" (considérée comme possiblement soumise au débat)...

    Il s'agit de l'axiomatique narcissique, de l'axiomatique des jeux de dominance et des rétroactions négatives.

    Il s'agit de cette axiomatique spontanée, qui permet de rester dans sa psychose, et d'y emmener si possible son semblable.
    On soumet, ou tente de soumettre, par une auto-tromperie, et le but est de favoriser son homéostasie cognitive.
    Ces prémisses fausses visent soit le retour à un équilibre inchangé, soit le changement de type 1 (aucune modification épistémologique réelle).

    Par exemple :
    Axiome de base (prémisse fausse) : aucun sportif sérieux ne pratique la Méthode Lafay. 
    Conclusion : La Méthode Lafay ne fonctionne pas.
    Entre la prémisse et la conclusion, il y a plusieurs étapes, généralement, qui se veulent des articulations logiques, du genre : "Si la Méthode Lafay marchait, ils l'utiliseraient TOUS."

    La prémisse est absolument invérifiée et invérifiable pour celui qui l'émet. Elle est conditionnée par la fin poursuivie, la conclusion que l'auteur de la proposition veut atteindre.

    Une conclusion d'un niveau supérieur peut être : "donc son auteur est un escroc."
    Et on peut même aller encore plus loin : "donc, puisqu'il est le mal, j'ai le droit de détruire sa vie."
    A chaque fois qu'on va plus loin, la conclusion précédente devient une des étapes du raisonnement.

    Autre exemple :
    Axiome de base : "Lorsqu'un enfant nait [...] son âme a d'ailleurs choisi la famille et l'environnement dans lesquels il naît avec un but très précis."
    Conclusion : le parent n'est pas responsable de la souffrance que ressent l'enfant. Implicitement : s'il fait du mal à l'enfant, il peut fermer les yeux en se racontant la prémisse.

    Cette prémisse est appuyée sur une autre prémisse qui considère que la réincarnation existe (livre de Louise Bourbeau "Les cinq blessures", dont est extraite la prémisse).
    Tout un raisonnement dit logique (un ensemble de conclusions considérées comme absolument vraies), qui conditionne le rapport à la vie, le rapport aux enfants et à l'enfance, repose sur une prémisse invérifiée et invérifiable.
    Une prémisse non-questionnée.

    Il s'agit bel et bien d'une axiomatique narcissique, d'ordre psychotique (échapper au monde réel et maintenir cette fuite coûte que coûte), reposant sur une prise de pouvoir (jeu de dominance excusé et justifié).

    A vous de développer ces points :
    1 - pourquoi produit-on une prémisse impensée et interdite au questionnement?
    2 - pourquoi le changement obtenu, et qui est recherché inconsciemment, est de l'ordre du néant ou au mieux un changement de type 1 (un peu moins que néant).
    3 - pourquoi cela est à l'opposé de la connaissance de soi (malgré parfois une fausse apparence de "développement personnel")?
    4 - pourquoi cela ne résout les problèmes qu'on se pose, consciemment ou non, qu'en apparence et de manière très temporaire?
    5 - pourquoi cela favorise la guerre de tous contre tous, et donc la souffrance et le malheur?

    > Prémisse
    nom féminin
    1.
    Logique
    Chacune des deux propositions initiales d'un syllogisme, dont on tire la conclusion.
    2.
    Affirmation dont on tire une conclusion ; commencement d'une démonstration.

    > Axiome
    nom masculin
    Sciences
    Proposition considérée comme évidente, admise sans démonstration.
    synonymes : postulat

    > Histrion
    nom masculin
    péjoratif littéraire
    Comédien.