Diane Rainard, adventurer-photographer

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Pagina verificata Creato il 23 gennaio 2017 Contatti

Le monde perdu, teaser

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News riservate ai Tippers
  • Cette "news" est la même que celle qui a été envoyée aux abonné·e·s de la liste de diffusion réservée à mes soutiens, le 01/11/2018.


    Aujourd'hui, je suis particulièrement heureuse et fière de vous présenter une seule et unique photo, qui résume assez bien ce que j'essaie continuellement de mettre en avant dans "Réunion Sauvage".

  • Dans l'un des messages précédents, je vous avais parlé d'une photo réalisée un peu par hasard, dans un mini tunnel de lave découvert lors d'un détour : la voici donc. Je me doutais qu'elle aurait du potentiel, mais la découvrir enfin dans le lot de fichiers que j'ai reçu dernièrement a été pour moi une merveilleuse petite surprise. En voici l'histoire plus détaillée...


    Alors que je descendais en rappel une ravine à sec pour couper à travers la forêt et, le croyais-je, gagner du temps pour rejoindre le sentier du retour vers la civilisation, je suis tombée sur un saut d'une bonne cinquantaine de mètres. Il est bien trop haut pour être franchi avec la malheureuse corde de 30 mètres dont je dispose. Je ne m'attendais pas à un vide pareil... Rebroussant donc chemin en maudissant cette perte de temps, j'espère que je pourrai m'échapper de cette ravine encaissée sans trop de problème. Gravir l'un de ses bords abrupts risque d'être difficile, voire risqué. J'ai déjà descendu plusieurs rappels qu'il me serait strictement impossible de remonter... J'ai peur d'être prise au piège, alors que la météo devient menaçante, que la pluie va tomber d'une minute à l'autre, et que la ravine va fatalement se retrouver en crue.

    C'est juste à une dizaine de mètres en amont du grand cassé infranchissable, que je repère l'ouverture de cette petite grotte. Je comprends que la ravine dans laquelle je me trouve est un long tunnel de lave au plafond effondré, et recyclé en cours d'eau.

    En voyant ce petit tunnel noir prometteur, toutes mes inquiétudes se sont envolées : je ne suis plus focalisée que sur cette découverte inespérée. La première partie est sans grand intérêt ; mais elle mène à une merveilleuse petite salle au plafond effondré, formant ce qu'on appelle un "skylight". Par cette ouverture a poussé un petit arbre. L'arbrisseau a bravement pris racine sur un tas de gratons, un empilement de blocs de lave tous plus acérés les uns que les autres, pour partir à la recherche du ciel et grandir parmi ses frères à l'étage supérieur. Profitant du moindre rayon de lumière parvenant à percer laborieusement les ténèbres de la cavité, des mousses et des hépatiques gorgées d'eau recouvrent les restes du plafond effondré. Et pour finir, j'ai beaucoup de chance : la brume que j'aime tant s'invite elle aussi au spectacle, entrant en légères nappes par le skylight, me permettant d'obtenir une ambiance encore plus surnaturelle...

    Si j'aime tant cette photo, outre sa réussite esthétique, c'est vraiment parce qu'elle représente la quintessence de tout ce que je recherche en me lançant dans "Réunion Sauvage" : l'adrénaline de la prise de risque, l'excitation de la découverte, la chance que tous les éléments se réunissent comme par magie, le privilège d'être certainement la première humaine à accéder à ce lieu, dans lequel plane comme une présence subtile...

    Je me sens tellement bien, dans ce petit recoin à l'abri de la "civilisation", que j'ai beaucoup de mal à le quitter. Mais la pluie, encore fine pour l'instant, me rappelle à l'ordre. Il va falloir que je trouve une échappatoire. Je pourrais sortir de là et me mettre en sécurité, en passant tout simplement par le skylight. Mais je me retrouverais alors du mauvais côté de la vallée. Je devrais retraverser la ravine pour rejoindre le sentier, qui est encore à une bonne demi-heure de progression au GPS à travers une végétation très dense. Je n'ai pas d'autre choix que de retourner dans la ravine, et la remonter, pour espérer trouver une autre sortie vaguement accessible sur son autre côté... Par chance, je tombe sur une pente, très raide, couverte de boue et d'humus dans lequel je m'enfonce jusqu'aux cuisses, mais praticable grâce à quelques arbres auxquels je peux m'accrocher pour me hisser. Je finis par retrouver le sentier sans plus de difficulté, alors que la pluie devient un véritable déluge. Et alors que je parviens tout en haut du rempart, deux heures plus tard, trempée et frigorifiée, j'entends tout en bas de la vallée la ravine qui gronde sous les flots...
  • Cette "news" est la même que celle qui a déjà été envoyée par email aux abonné·e·s de la liste de diffusion, le 28 octobre.


    Je vous ai déjà parlé du canyon de Bras Rouge. Mais si, rappelez-vous, dans un de mes précédents messages ! Voici donc les premières photos que je rêvais de ramener de cette descente, qui est l'une de mes préférées bien qu'elle soit très facile et relax. Ce jour-là, j'étais accompagnée de Sophie et Émilie, deux équipières ayant à peu près le même niveau que moi en canyoning. J'ai eu la chance de capturer au moins une scène dynamique, et les couleurs sont magnifiquement rendues par la pellicule ; le résultat est au-delà de mes espérances...


  • Au final, la vraie bonne nouvelle, c'est que ces derniers temps, je commence à gagner assez d'argent pour investir dans du matériel supplémentaire (j'ai maintenant assez de corde pour descendre n'importe quelle cascade de la Réunion, même la Grande Cascade Blanche qui fait 640m de haut). Et aussi et surtout, j'ai enfin pu faire développer et scanner la totalité des pellicules qui s'accumulaient dans mon frigo... Certaines dataient d'il y a quatre ans !

  • Coline lors de l'éruption de juillet 2018 du Piton de la Fournaise. La fumée blanche qui part de dessous son pied droit est une fumerolle, très chargée en soufre.

  • Aurélie prend la pose lors d'une sortie en groupe, dans une petite ravine très sauvage de la forêt de Bébour.
  • Malgré quelques petits ennuis de santé, qui devraient être réglés d'ici un mois, je vois de plus en plus le bout du tunnel, et c'est en grande partie grâce à vos contributions financières. Bientôt suivront les premiers récits d'aventure illustrés, et beaucoup d'autres photos... Merci encore pour votre soutien !

Copies conformes ?

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L'envolée belle

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  • Ça y est ! Après 10 ans de rêve, et 1 an d'entraînement physique et technique intensif, c'est enfin le début de la concrétisation du projet Réunion Sauvage. J'ai maintenant une bonne partie du matériel, les compétences techniques, ainsi que la condition physique nécessaires, pour pouvoir accéder à des lieux dans lesquels aucun·e autre photographe n'est encore parvenu·e jusqu'à maintenant, et en ramener des images inédites en très haute définition.

  • Des premiers résultats balbutiants
  • Travailler dans de tels lieux, avec un matériel photo extrêmement lourd et initialement prévu pour le studio, n'est pas de tout repos. Les conditions sont difficiles, la météo pas toujours complaisante, et les ratés sont donc nombreux. Il arrive souvent de passer deux jours sur le terrain sans prendre aucune photo digne de ce nom, c'est même la règle plutôt que l'exception !

    Les photos visibles ci-dessous sont les scans de lecture des premiers négatifs développés, donnant une petite idée préalable des photos finales, avant la numérisation définitive en haute définition. Les pellicules exposées s'accumulent de plus en plus dans le frigo, en attendant d'avoir plus de moyens financiers pour pouvoir être développées et scannées à leur tour...

  • Des histoires extraordinaires vécues et à raconter
  • « Cinquante mètres à ramper sous les brandes, en m'écorchant les genoux, pour suivre une maigre piste constituée de quelques brindilles cassées. Puis descente d'un éboulis d'anciens grattons en m'accrochant désespérément aux branches, sans vraiment être sûre de ne pas me coincer le pied dans une faille camouflée par l'humus et les feuilles mortes.

    Je me retrouve au fond du plus grand effondrement de tunnel de lave que j'aie jamais vu à la Réunion. Il mesure une vingtaine de mètres de largeur, d'une falaise à l'autre. Le sol n'est qu'un gigantesque chaos de basalte torturé, recouvert d'hépatiques, de langues de bœuf, et de grands arbres étranges, aux formes tourmentées par leur compétition dans la recherche du ciel. La lumière est merveilleuse, diffuse, mystique, comme je l'aime. Je descends la pente, suivant l'axe du tunnel de lave...

    Je me rappellerai à vie de cette impression que je sens alors, petit à petit, monter en moi : je vais tomber sur un truc inouï, je le sais, j'en ai la certitude.

    Je ne me trompe pas : tout au bout se trouve une plongée vertigineuse vers le tunnel en lui-même, gueule noire béante qui semble vouloir engloutir la jungle toute entière. Je me retrouve face à un spectacle que je n'avais encore jamais osé imaginer, même dans mes rêves les plus insensés d'exploratrice. Je m'avance dans le souterrain, mais la section dans le noir n'est pas très longue. Après une vingtaine de mètres à peine sous terre, je me retrouve à nouveau à la lumière, au fond d'un autre effondrement, avec juste sous mes pieds, une autre section souterraine superposée. Tout est de dimensions absolument prodigieuses, dix fois plus grand que les autres tunnels de lave auxquels je suis habituée. Je sais que je ne suis certainement pas la première à venir ici : les traces de passage sont rares et extrêmement discrètes, mais bel et bien présentes. Quelques stalactites de lave, tombées du plafond, ont été disposées de manière créative sur un grand bloc rocheux, accompagnées d'un cairn. Je n'ai le temps de faire que deux photos, car il se fait déjà tard, et j'ai encore une longue marche à faire pour retrouver la civilisation. Je sais que je n'ai fait que découvrir la surface de l'iceberg, et je compte bien y retourner dès que possible pour tout explorer... »


  • En coulisses
  • Plus que jamais, besoin de vous !
  • Avant de présenter le projet Réunion Sauvage aux médias, magazines et institutions publiques, pour leur proposer de devenir partenaires et/ou clients, il me reste encore à développer et scanner en haute définition les toutes premières photos préliminaires réalisées ces derniers mois. Certaines d'entre elles risquent d'êtres exceptionnelles. Mais il me manque une centaine d'euros pour le faire... J'ai investi absolument tout ce que j'avais dans ce projet. Les sorties dans de tels milieux sont tellement agressives envers le matériel, qu'il s'use à une vitesse inouïe ; je n'ai plus aucune paire de chaussures ni pantalon en bon état !
    Bref, la moindre de vos contributions financières sera déterminante pour la suite de votre projet. Merci d'avance pour votre confiance...